Dans le cadre du grand handicap, les troubles de la déglutition sont à détecter et à prendre en compte car ils représentent un enjeu vital. En effet, ils peuvent être pourvoyeurs de dénutrition, de déshydratation et de pneumopathie d’inhalation.

Les Compléments Nutritionnel Oraux (CNO) sont des Aliments contrôlés Destinées à des Fins Médicales spéciales (ADDFMS), fréquemment utilisés chez le patient dénutri, à domicile, en institution ou en structures de soins. Il existe une très large gamme de CNO. Les produits disponibles à domicile peuvent différer en termes de conditionnement de ceux disponibles en structures de soins. L’utilisation de ces produits est une étape de la  prise en charge nutritionnelle graduée des patients dénutris, avant le recours à la nutrition artificielle.

Afin de permettre aux personnes souffrant de troubles de mastication ou de déglutition, qu'elles soient agées ou handicapées, de consommer des préparations en texture lisse, homogène, sans fil, ni grain, ni morceau, il est important de choisir le bon matériel pour mixer les aliments.

Les troubles de déglutition, de par leur fréquence et leur gravité potentielle, doivent faire l’objet d’une confirmation et d’une caractérisation de leur mécanisme afin d’en optimiser la prise en charge. Le CRRF André Lalande , en cohérence avec ses missions et après formation validante, a identifié une cellule de prise en charge de ces troubles, qui organise des repas test  protocolisés et des enregistrements vidéoradioscopiques, au bénéfice de patients du CRRF (HC, HDJ, HAD) ou adressés par des parteniares externes (MCO, SSR, MAS, FAM…). L’activité de cette équipe a été analysée sur 18 mois. Il en ressort une fréquence significative d’allégements de textures, en liquides et solides, avec pour corollaire un meilleur confort de vie, sécurisé, pour les patients et leur entourage. Enfin, cette analyse a constitué pour nous une EPP, avec détermination d’un plan d’actions, notamment en termes de standardisation des comptes-rendus et de continuité de l’information.

Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a demandé en juin 2012 à la principale société savante de nutrition clinique, la Société Francophone Nutrition Clinique et Métabolisme (SFNEP) de développer une action de « sensibilisation du public aux risques de dénutrition et de fragilité de la personne âgée », en suivant les directives du Programme National Nutrition Santé (PNNS).

Les objectifs et indicateurs de l’action ont été orientés vers la région Limousin.

Le réseau LINUT a été mandaté pour réaliser ces actions de février 2013 à juin 2014.

05 décembre 2014 : Lutter contre le gaspillage alimentaire

Gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire :

Déclarée grande cause européenne et nationale en 2013,avec un objectif rappelé en 2014 de réduction de 50% d’ici 2025, la lutte contre le gaspillage est l’affaire de tous que nous soyons citoyens du monde ou professionnels de la restauration.

Au sein de nos structures de santé et établissements médicaux-sociaux, une réflexion doit être engagée quant à la réduction notable du gaspillage alimentaire pouvant conduire à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus démunies.

De nombreux projets sont en train d’aboutir, certains reconductibles aisément sur nos structures.

Entre contraintes réglementaires, institutionnelles et engagement vers des pratiques plus vertueuses, la lutte contre le gaspillage est une priorité de chaque instant

Les médicaments psychotropes (antidépresseurs, thymorégulateurs, neuroleptiques) instaurés au cours des maladies mentales peuvent entrainer une prise pondérale. En effet, ces traitements peuvent augmenter l’appétit avec modification du comportement alimentaire, mais aussi sédater le patient et réduire son activité physique. La prévalence de l’obésité chez ces patients est plus élevée que dans la population générale, avec des risques de complications métaboliques (diabète, dyslipidémie, etc.). La prise de poids peut être à l’origine d’une mauvaise compliance des traitements psychotropes avec risque d’arrêt brutal et de décompensation psychiatrique. La prise en charge de l’excès pondéral doit se faire conjointement avec les psychiatres, psychologues, médecins somaticiens, diététiciens. Des objectifs simples et réalisables pour le patient devront être proposés et adaptés à sa pathologie, son mode de vie et son environnement. Des ateliers d’éducation thérapeutique pourront être une aide précieuse pour aider le patient dans sa démarche.

05 décembre 2014 : Le groupement des commandes

Groupement des commandes

La fonction achat a subi ces dernières années une forte évolution. En effet la professionnalisation des acheteurs s'intensifie au fur et à mesure que les budgets des établissements sociaux et médico-sociaux diminuent.

Des actions novatrices se mettent en place afin de permettre aux établissements de dégager de nouvelles marges de manœuvre, notamment le  partage de la bonne pratique avec la création de groupes de travail tels que :

  • en établissement (le comité des achats),
  • en région (les Groupes Experts du GRC)
  • ou en  national (Programme ARMEN) et (les Groupes experts d'UNIHA).

Les établissements ont également cherché de nouvelles stratégies d'achat, la création de groupements de grande envergure (RESAH Ile de France, GCS UNIHA) mais aussi la création  de  groupements de  taille plus réduite avec des niveaux soit départementaux ou régionaux. Cependant ces outils de massification ne doivent pas être perçus comme des facteurs de détérioration de la qualité mais comme des opportunités de gains et des lieus d'échange et de partage avec les adhérents de ces organisations.

27 novembre 2015 : Nutrition et réanimation

Nutrition et réanimation

Si l’instauration précoce d’une nutrition entérale, les risques d’un overfeeding ou l’utilisation de la calorimétrie indirecte ne font plus débat à la phase aigüe en réanimation, pour autant de nombreux points concernant la prise en charge nutritionnelle de ces patients font controverse.

Quels apports caloriques et quelle répartition en macronutriments mettre en place ? Quelle est la place des antioxydants, de la glutamine, du sélénium à fortes doses, des oméga-3 ou des probiotiques ? Quand débuter la nutrition parentérale ? La mesure du résidu gastrique permet-elle une meilleure adaptation de la nutrition entérale ?

26 mars 2015 : Nutrition et fragilité de la personne âgée

Nutrition et fragilité de la personne âgée

La fragilité du sujet âgé est, par ses conséquences et sa prévalence, un problème majeur de santé publique.

Sa fréquence augmente avec l’avancée en âge et son origine est multifactorielle.

13 septembre 2018 (Neuvic) : : Bien manger pour bien vivre : le problème de la dénutrition

La dénutrition est la conséquence d’un déséquilibre entre les apports en calories et/ou protéines insuffisants et des besoins de l’organisme qui sont souvent augmentés. La dénutrition touche de 4 à 10% des personnes âgées à domicile, de 30 à 50% des patients hospitalisés adultes, de 20 à 40% des résidents en EHPAD.

3 octobre 2018 (Saint Privat) : Bien manger pour bien vivre le problème de la dénutrition

La dénutrition est la conséquence d’un déséquilibre entre les apports en calories et/ou protéines insuffisants et des besoins de l’organisme qui sont souvent augmentés. La dénutrition touche de 4 à 10% des personnes âgées à domicile, de 30 à 50% des patients hospitalisés adultes, de 20 à 40% des résidents en EHPAD.

16 novembre 2018 : 13ème journée InterCLAN ex-Limousin

Le réseau LINUT en collaboration avec le CLAN du CHU de Limoges organise le 16 novembre 2018, la 13ème journée interCLAN ex-Limousin, à l'ENSIL (Limoges)

22 novembre 2018 : Journée technique "Pour une restauration saine et durable dans les établissements de santé et médico-sociaux"

La journée est construite autour des trois axes de la charte nationale pour une alimentation responsable et durable dans les établissements médico-sociaux. « Bien manger » - « Bien s’approvisionner » - « Moins gaspiller »

15 mars 2018 : Les dangers des régimes pour la personne âgée

La sarcopénie est caractéristique du vieillissement. Elle s’accompagne d’une diminution de la force musculaire et de la fonction musculaire. Elle peut favoriser les chutes et faire rentrer le sujet âgé dans un cercle vicieux en cas de fractures. L’obésité n’est pas incompatible avec la sarcopénie. Elle peut même être un facteur favorisant.

24 novembre 2017 : Diagnostic et traitement des pathologies dentaires du sujet âgé et/ou handicapé

Les pathologies dentaires sont susceptibles de générer des troubles nutritionnels, via les incidences sur les différentes phases du processus de déglutition, l'apparition de fausses routes alimentaires potentiellement septiques, et les impacts de la mise en texture des aliments et boissons.

24 novembre 2017 : Répartition et choix des protéines sur les repas de la journée

Le vieillissement est caractérisé par le changement de nombreuses fonctions biologiques pouvant gravement altérer la qualité de vie des personnes âgées.

24 novembre 2017 : Diabète et dénutrition

L'homéostasie glucidique est soumise à d'importantes contraintes: besoin cérébral permanent de glucose, contrastant avec un apport alimentaire intermittent, ce qui rend indispensable une régulation.

30 mars 2017 : Les FODMAPs : ces amis qui ne nous veulent pas que du bien !

FODMAPs est l’acronyme anglosaxon pour « Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols », autrement dit des hydrates de carbone à chaîne courte, peu absorbés et fermentescibles. Ces sucres sont présents dans plusieurs catégories d’aliments telles que produits laitiers, céréales, légumineuses, légumes et fruits. Ils sont aussi de plus en plus présents dans l’alimentation occidentale du fait de leur ajout dans les produits industriels (inuline, FOS, édulcorants, sirop de maïs riche en fructose). S’ils ont des effets bénéfiques pour la santé bien démontrés en agissant sur le microbiote, ...