9e journée inter-CLAN du Limousin (22/11/2013) : le bilan

Cette manifestation a connu de nouveau un succès ; 174 professionnels de santé ont participé à la 9ème journée interCLAN du Limousin qui s’est déroulée le 22 novembre 2013 à l’ENSIL-Limoges

 

L’ouverture de la journée a été réalisée par le Professeur Jean Claude DESPORT, Président du CLAN du CHU de Limoges et Président du réseau LINUT. Dans le cadre du projet de « sensibilisation aux risques de dénutrition et de fragilité de la personne âgée » du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, de la SFNEP (Société francophone de Nutrition clinique et métabolisme) afin de rappeler aux professionnels l’importance du dépistage de la dénutrition chez les personnes âgées.

 

5 à 10 % des personnes âgées demeurant à domicile, sont atteintes de troubles que l’on nomme dénutrition ? En maison de retraite, ce sont 20 à 40 % des résidents qui sont touchés, et près de 50% des patients à l’hôpital.

 

Mais de quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que la dénutrition et pourquoi en parle-t-on ?

La dénutrition est une altération de l’état de santé lors de laquelle les personnes ont un déficit en énergie (=en calories) et/ou en protéines. Elle peut être causée par une baisse de l’alimentation (on n’a pas assez à manger), ou bien une augmentation des dépenses d’énergie du corps (on dépense plus qu’on ne mange), ou bien une association de ces deux causes.

 

Comment la repérer ?

La dénutrition est diagnostiquée soit lorsque le poids a baissé de façon trop importante de manière rapide et involontaire (par exemple perte de plus de 5% du poids en un mois, ou de plus de 10% en 6 mois), soit si la corpulence, mesurée par l’indice de masse corporelle (= le poids en kg divisé par la taille en m au carré), a baissé au-dessous des limites admissibles (21 chez les personnes âgées), soit avec des éléments obtenus par des prises de sang.

 

Y a-t-il des facteurs de risque ?

Oui, chez la personne âgée, de nombreux facteurs favorisent l’apparition d’une dénutrition, comme un isolement, des troubles dentaires, un deuil, la prise de trop de médicaments, etc.

 

Est-ce dangereux d’être dénutri ?

Oui, être dénutri expose à de multiples conséquences, parfois très néfastes, qui peuvent amener à une hospitalisation, mais aussi au décès, car il est évident que personne ne peut vivre sans manger. La personne dénutrie est plus exposée aux infections, car les défenses de son organisme sont réduites, elle est également exposée aux fractures, car ses os sont plus fragiles, elle peut avoir des conséquences respiratoires de la dénutrition, particulièrement sévères chez les gens qui ont déjà une insuffisance respiratoire. Il existe de manière claire un retentissement psychologique, avec une majoration du risque de dépression et d’anxiété lorsqu’on est dénutri, et de plus il y a une dégradation de l’état musculaires, qui retentit très fortement sur l’autonomie : les efforts qui étaient faits avant d’être dénutri entraînent une fatigue importante, ou même ne sont plus possibles. De plus, la stabilité à la marche peut être réduite, et le risque de chutes augmente, donc également le risque de fractures.

 

Comment faire pour prévenir la dénutrition ?

Il est souvent possible de prévenir la dénutrition des personnes âgées, de manière simple. Ceci revient bien entendu au médecin traitant, ainsi qu’à la personne elle-même, mais aussi dans un grand nombre de cas aux aidants, qui peuvent être des personnes de la famille ou de l’entourage, mais aussi des professionnels. C’est ainsi que le repérage de la perte de poids est fondamental. De même, la vérification du bon état dentaire est facile à réaliser, et des soins appropriés permettront de mieux manger. Il peut être nécessaire d’adapter la texture de l’alimentation aux difficultés de déglutition et à l’état de la bouche. Une aide à faire les courses, à préparer les repas, éventuellement à manger, l’utilisation de matériels adaptés aux difficultés des personnes âgées ne doit pas être oubliée. Des notions de base portant sur l’équilibre alimentaire, sur l’éveil des sens et la réalisation de repas à textures adaptées peuvent « aider les aidants », qui sont souvent en difficulté dans leur accompagnement au quotidien des personnes âgées. L’ensemble participe au maintien à domicile de ces personnes, et à une bonne qualité de vie.

 

Référence : Haute Autorité de Santé. Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique de la personne âgée. Nutrition Clinique et Métabolisme, volume 21 - N° 3 - septembre 2007, pages 120 à 133.

 

La matinée s’est prolongée avec une conférence du Docteur Jacques WEMAERE, Chirurgien-Dentiste, Vice-Président de l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire à Bordeaux afin de prendre conscience que l’état bucco-dentaire est un facteur de risque de la dénutrition chez les personnes âgées.

 

L’ensemble des conférences, communications et ateliers réalisés lors de cette manifestation sont consultables.


 

 

12 avril 2018 (Lubersac) : Bien manger pour bien vivre : le problème de la dénutrition

La dénutrition est la conséquence d’un déséquilibre entre les apports en calories et/ou protéines insuffisants et des besoins de l’organisme qui sont souvent augmentés. La dénutrition touche de 4 à 10% des personnes âgées à domicile, de 30 à 50% des patients hospitalisés adultes, de 20 à 40% des résidents en EHPAD.

26 avril 2018 (Seilhac) : Bien manger pour bien vivre : le problème de la dénutrition

La dénutrition est la conséquence d’un déséquilibre entre les apports en calories et/ou protéines insuffisants et des besoins de l’organisme qui sont souvent augmentés. La dénutrition touche de 4 à 10% des personnes âgées à domicile, de 30 à 50% des patients hospitalisés adultes, de 20 à 40% des résidents en EHPAD.

30 mai 2018 (Ussel) : Bien manger pour bien vivre : le problème de la dénutrition

La dénutrition est la conséquence d’un déséquilibre entre les apports en calories et/ou protéines insuffisants et des besoins de l’organisme qui sont souvent augmentés. La dénutrition touche de 4 à 10% des personnes âgées à domicile, de 30 à 50% des patients hospitalisés adultes, de 20 à 40% des résidents en EHPAD.

5 juin 2018 (Saint Privat) : Bien manger pour bien vivre : le problème de la dénutrition

La dénutrition est la conséquence d’un déséquilibre entre les apports en calories et/ou protéines insuffisants et des besoins de l’organisme qui sont souvent augmentés. La dénutrition touche de 4 à 10% des personnes âgées à domicile, de 30 à 50% des patients hospitalisés adultes, de 20 à 40% des résidents en EHPAD.

27 février 2018 (Beynat) : Bien manger pour bien vivre : le problème de la dénutrition

La dénutrition est la conséquence d’un déséquilibre entre les apports en calories et/ou protéines insuffisants et des besoins de l’organisme qui sont souvent augmentés. La dénutrition touche de 4 à 10% des personnes âgées à domicile, de 30 à 50% des patients hospitalisés adultes, de 20 à 40% des résidents en EHPAD.

15 mars 2018 : Les dangers des régimes pour la personne âgée

La sarcopénie est caractéristique du vieillissement. Elle s’accompagne d’une diminution de la force musculaire et de la fonction musculaire. Elle peut favoriser les chutes et faire rentrer le sujet âgé dans un cercle vicieux en cas de fractures. L’obésité n’est pas incompatible avec la sarcopénie. Elle peut même être un facteur favorisant.

24 novembre 2017 : Diagnostic et traitement des pathologies dentaires du sujet âgé et/ou handicapé

Les pathologies dentaires sont susceptibles de générer des troubles nutritionnels, via les incidences sur les différentes phases du processus de déglutition, l'apparition de fausses routes alimentaires potentiellement septiques, et les impacts de la mise en texture des aliments et boissons.

24 novembre 2017 : Répartition et choix des protéines sur les repas de la journée

Le vieillissement est caractérisé par le changement de nombreuses fonctions biologiques pouvant gravement altérer la qualité de vie des personnes âgées.

24 novembre 2017 : Diabète et dénutrition

L'homéostasie glucidique est soumise à d'importantes contraintes: besoin cérébral permanent de glucose, contrastant avec un apport alimentaire intermittent, ce qui rend indispensable une régulation.

30 mars 2017 : Les FODMAPs : ces amis qui ne nous veulent pas que du bien !

FODMAPs est l’acronyme anglosaxon pour « Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols », autrement dit des hydrates de carbone à chaîne courte, peu absorbés et fermentescibles. Ces sucres sont présents dans plusieurs catégories d’aliments telles que produits laitiers, céréales, légumineuses, légumes et fruits. Ils sont aussi de plus en plus présents dans l’alimentation occidentale du fait de leur ajout dans les produits industriels (inuline, FOS, édulcorants, sirop de maïs riche en fructose). S’ils ont des effets bénéfiques pour la santé bien démontrés en agissant sur le microbiote, ...